Apartés uchroniques

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 8 juillet 2008

11 h 49 - Petit souci technique du blogue... Réglé !


Je découvre ce matin que le navigateur IE7 affiche mal le blogue depuis que j'ai mis en ligne les deux messages d'hier. Tout est bon sous Firefox alors qu'IE décale en bas de page la colonne de droite. Je me pencherai sur la question ce soir... Une bonne raison d'adopter Firefox !

Ayé, problème réglé : une déclaration de style dans la balise d'ouverture <div> du lecteur Deezer rendait fou IE7...


lundi 7 juillet 2008

22 h 16 - Imagine...





Sous un arbre, seuls, nos mains enlacées, tu as gardé ton verre, je t'ai pris dans mes bras, la lueur des bougies vacille, la brise semble renaître, tu as posé ta tête sur mon épaule, que sera, sera, les notes envahissent notre monde, nous tournons lentement, nous nous serrons, je te regarde et mes lèvres...

07 h 02 - Henri Mancini...


Pour bien commencer la semaine...

Mambo Parisienne...


Baby Elephant Walk... (Hatari - 1961)


The Pink Panther



Moon River Cha Cha



Breakfast at Tiffany's - 1961 avec Audrey Hepburn
<

vendredi 4 juillet 2008

09 h 19 - Quelques nouvelles...


Ce soir au plus tard ;-) Si, si..

Finalement, pas ce soir, malheureusement. Une veine a lâché au cours de l'injection du dernier produit. J'ai passé un peu plus de temps que prévu (et voulu) avec Dalila à l'hôpital. Je suis, pour l'heure, très las.

A demain sans doute...

Bises





dimanche 22 juin 2008

16 h 11 - L'été est là !


L'été semble s'être enfin installé entre Rhône et Saône...


Source : Meteo123.Com - The Weather Channel



jeudi 19 juin 2008

22 h 53 - Un parfum de tilleuls...


En quelques heures, le soleil a enfin vaincu l'hiver qui accrochait, il n'y a guère, souvenez-vous des semaines dernières, son manteau de pluies grisâtres aux branches vertes de ma place. Bellecour est ma campagne, ses alignements de marronniers plus que centenaires sont les allées terribles d'une forêt dans laquelle mon âme court, erre, solitaire : entre les troncs balafrés par la ville assassine, mes pas, tantôt soulèvent la poussière rouge du sable stérile, tantôt amassent la fange lourde et sombre que la pluie fait naître au coeur de flaques immenses, d'étangs improbables où s'est noyée, si souvent ces jours passés, ma joie de vivre.

L'heure du coq a sonné depuis longtemps, lorsque, vers huit heures, j'ai dépassé le taillis de marronniers pour gagner le mail de pierre du midi. J'ai marché entre les deux haies de tilleuls argentés et soudain, le parfum des fleurs dorées a envahit l'air : au dessus de moi, les abeilles et les bourdons avaient commencé leur exploration des étamines méllifères, chaque arbre était une fontaine de saveurs suaves, insistantes, caressantes qui volaient dans un air encore épargné par les remugles de la circulation lyonnaise. Avez-vous déjà humé le parfum des fleurs de tilleuls dans un matin ensoleillé ?

Il est miel, il est doux, il est chaud. Avez-vous déjà humé le parfum des fleurs de marronniers dans un matin ensolleillé ? Avez-vous déjà pris un moment pour sentir une fleur en ville ? Ces  fleurs sont ma campagne.

Ma campagne a la terre noire comme l'asphalte, ma campagne a des montagnes verticales comme des façades d'immeubles, ma campagne a des rivages droits comme les bordures de pierre des bassins, ma campagne n'est qu'un souvenir de nature. La ville est tout, la campagne n'est plus rien. Pourtant, il suffit de quelques inspirations pour faire renaître des souvenirs de verdure. Place des Célestins, des magnolias, dans le jardin du Rosaire, des roses anciennes, sur le quais Saint-Antoine, de jeunes chèvrefeuilles engrillagés, Lyon se respire aussi. Lyon se vit parfumée et capiteuse si l'on prend la peine de s'arrêter quelques instants...





         

lundi 9 juin 2008

23 h 03 - Leur vie de merde...


Que faire lorsque le moral est aussi gris que le ciel ? Se répandre sur son blogue ? Bon, j'ai essayé dans le message précédent, ça soulage cinq minutes mais c'est tout.

En fait, l'un des meilleurs moyens c'est de se dire que la vie de certains est encore pire que la sienne. Vous ne me croyez pas ? Allez lire le site Vie de merde et franchement, votre vie sera un vrai paradis de rires... Enfin, moi, je ris ;-)

Quelques  exemples :

Aujourd'hui, en montant dans mon RER j'aperçois une seule et unique place libre : je m'y précipite et m'assois. Une sensation chaude envahit mes fesses : je m'étais assise sur un siège trempé de pipi. VDM

Aujourd'hui j'étais à la bibliothèque, j'enlève mes tongs pour bosser "à la cool" et les mets dans mon sac pour pour ne pas les perdre. En fait, ce n'était pas mon sac mais celui de mon voisin de table qui est parti avant moi. Dans le métro et les rues, les gens m'ont pris pour une folle. VDM

Aujourd'hui, j'ai pas pu acheter les poids que j'avais prévu pour commencer la muscu car j'arrivais pas à soulever la boîte, trop lourde. VDM

Aujourd'hui, au resto, quelqu'un que je ne connais pas nous dit "Mon fils a joué à Roland Garros hier !" Je m'étonne "Ah bon ? En professionnel ? Il joue depuis longtemps au tennis ?" Mais un collègue stoppe mon admiration : "Il parle de Gaël... Monfils..." Une blonde sportive. VDM

Aujourd'hui, je prends le tramway avec mon petit beau frère (il a 7 ans). En me regardant, il compte les boutons de ma chemise : "1, 2, 3... 8." Il s'arrête, me regarde et en désignant mon visage continue de compter les boutons : "9, 10, 11..." VDM

Aujourd'hui, j'étais tellement "speed" que je me suis trompée. Au lieu de mettre dans le sac de mon fils le pique-nique qui était tout prêt dans le frigo, j'ai pris le premier sac venu : de la viande crue. Il est parti 2 jours et il est en maternelle. VDM

Aujourd'hui, je croyais être seul dans mon bureau et j'ai lâché un pet silencieux mais olfactivement épicé. C'est le moment que choisit ma chef pour venir lire au dessus de mon épaule ce que je tapais sur mon PC. Elle s'est redressée d'un coup et a quitté le bureau en silence. Solitude. VDM

Aujourd'hui, restaurant en famille, le serveur arrive pour prendre la commande. Il me fait répéter 5 fois mon dessert et je lui lance d'un ton rieur "Dis donc, il faudrait penser à mettre ton appareil le matin !" Le serveur me montre son oreille et me dit que c'est déjà fait. VDM

Voilà, vous saurez ce qui me fait rire ce soir...

Pour le plaisir, quelques autres :

Aujourd'hui, je passe devant l'église de mon quartier en voiture. Des piétons se jettent presque sous ma voiture. J'ouvre alors la fenêtre et leur dit en plaisantant : "Y a failli y avoir des morts !" Une piétonne éclate en sanglots, ils allaient à un enterrement... VDM

Aujourd'hui j'ai RDV avec mon kiné, qui est trop beau et sur lequel j'ai littéralement craqué ! On fait des exercices et il me demande de pousser (sur mes jambes) et là je pousse... et je lâche une caisse! je suis grillé à vie, je refuse d'y retourner. VDM

Aujourd'hui quand je rentrais chez moi, mon frère m'appelle pour me dire qu'il y avait les flics à l'entrée de mon village. Effectivement ils étaient là, j'ai perdu 2 points pour avoir téléphoné en conduisant. VDM

Aujourd'hui, je suis allée chez Decathlon pour acheter une paire de basket, le vendeur très mignon me demande de m'assoir pour essayer les chaussures. Ma langue a fourché et j'ai dit "Je n'ai pas de culotte" au lieu de dire "chaussettes". VDM



jeudi 5 juin 2008

21 h 23 - Blues trottoir...


Avant hier, sur une radio, Blues trottoir... Sur une radio, Les états d'âme Eric... Il faut avoir vingt ans au moins pour s'en souvenir. Aujourd'hui, Il pleut encore, le ciel gris n'en finit pas de pleurer. Deux images ce soir au journal télévisé : l'enterrement des enfants morts dans l'accident de car cette semaine, l'enterrement d'Yves Saint-Laurent. Je pleure aussi. J'ai eu tout l'après-midi des nausées : je me suis gavé de rondelles de saucisson pour remplir un estomac qui ne demandait qu'à se vider. Je suis las. Je recherche le poème entendu la semaine dernière dans Quatre mariages et un enterrement. Je le trouve ICI :

Wystan Hugh Auden(1907-1973)

Funeral Blues

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Let aeroplanes circle moaning overhead
Sribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crêpe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song ;
I thought that love would last for ever : I was wrong.

The stars are not wanted now ; put out every one ;
Pack up the moon and dismantle the sun ;
Pour away the ocean and sweep up the wood ;
For nothing now can ever come to any good.

Blues funèbre

Arrêtez toutes les pendules, coupez le téléphone,
Avec un os à moelle empêchez le chien d'aboyer,
Faites taire les pianos et au son du tambour voilé
Sortez le cercueil, laissez passer le cortège funèbre.

Que les avions vrombissent au-dessus de nos têtes,
Inscrivent dans le ciel la nouvelle : Il Est Mort,
Mettez des noeuds de crêpe au cou blanc des pigeons des places,
Que les agents de police portent des gants de coton noir.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine de travail et mon repos du dimanche,
Mon midi, mon minuit, ma conversation, ma chanson,
Je pensais que cet amour-là allait durer toujours : j'avais tort.

Les étoiles sont de trop désormais ; ôtez-les toutes ;
Remballez la lune et démantelez le soleil ;
Videz l'océan et balayez la forêt ;
Car plus rien maintenant ne peut arriver d'heureux.

April 1936

Traduction de Danièle Robert.
(Liralombre n°9, p. 17.)

Je me vautre dans le cafard ce soir. Qui pourra prononcer ces mots, un jour, à mon enterrement ?

J'en ai assez d'être seul pour affronter la maladie : ma famille est là, mes amis m'appellent mais la maison est vide. Je serre mon chien dans mes bras : j'imagine qu'il est heureux avec moi. Mais il n'est qu'un chien, malgré toute sa bonne humeur.

J'aurais tant besoin de me blottir dans les bras de quelqu'un, j'aurais tant envie que quelqu'un me dise : pose ton fardeau, je suis là, je vais t'aider.

J'aurais tant besoin de faire retomber mon masque lisse, celui du sourire et de la bonne humeur que j'arbore au bureau et au téléphone. Mon teint blafard, fatigué, ne trompe pas toujours ceux que je croise et qui vont au-delà de mes mots anodins.

J'aurais tant besoin de ne plus décider seul, j'aurais tant besoin que l'on décide pour moi des choses aussi insignifiantes de la vie quotidienne  comme les repas, le ménage.

J'ai envie de me laisser aller quelques instants... Ne plus être seul... dans la maladie mais surtout dans la vie.

mercredi 4 juin 2008

09 h 33 - Lucide parce qu'amer ?


Dans le Figaro de ce jour, un entretien avec Michel Charasse m'a procuré une certaine bonne humeur après sa lecture...


dimanche 1 juin 2008

23 h 08 - Adieu, monsieur le professeur...


Nous étions en juin 2009, midi trente venait de sonner quand soudain, tous les étudiants chantèrent en chœur :
« Adieu, monsieur le professeur.
On ne vous oubliera jamais
Et tout au fond de notre cœur,
Ces mots sont écrits à la craie.
Nous vous offrons ces quelques fleurs
Pour dire combien on vous aimait.
On ne vous oubliera jamais.
Adieu, monsieur le professeur ». 
(© paroles : Hugues Aufray & Vline Buggy, musique : Jean-Pierre Bourtayre - 1968)... alors que je m'apprêtais à sortir de la salle de classe, la dernière heure de cours terminée. Dans un bruit de chaise renversée, l'un d'eux se leva, monta sur sa table et lança « Oh capitaine, mon capitaine ». Un autre le suivit, puis une autre, et encore un autre et ce fut toute la classe qui se retrouva debout sur les tables, debout, face à moi, je tenais encore la poignée de la porte dans la main : j'étais devenu leur Keating, je venais de refermer le Cercle des poètes disparus...

Bon, ne rêvons pas, cela n'arrivera sûrement pas après les 28 heures de cours que je vais donner dans le cadre d'une formation qualifiante en immobilier à compter de janvier 2009 : sept matinées de quatre heures à égrener un cours sur la gestion immobilière qui devra impérativement être plus théorique que pratique. En juin 2007, j'avais accepté de faire partie d'un jury pour le grand oral de présentation du mémoire des étudiants en qualification professionnelle de gestionnaire de biens immobiliers. Je me souviens de mon effarement devant les nombreuses fautes d'orthographe qui maculaient les documents présentés et le piètre niveau d'expression (sauf dans les parties copiées-collées depuis internet) et chacun des quatre candidats eut droit au petit laïus de circonstance. Vaine tentative, je le crains. Toutefois, lorsque que la responsable des formations me proposa de donner des cours, je lui fis part de mon enthousiasme : enfin l'occasion de donner libre cours à mes tendances sadiques en toute légalité, enfin l'occasion d'être le démiurge du destin d'un groupe de personnes suspendues à la crainte d'une note éliminatoire au moment du contrôle des connaissances finales, enfin l'occasion de saquer, d'être injuste, d'être détesté, d'être craint !

En attendant, j'ai  quelques mois pour préparer mon intervention en appuyant sur des cas pratiques les théories que je vais tenter d'apprendre à un groupe d'étudiants composé, statistiquement, en majorité, de filles. J'essaierai de me souvenir de mes impressions d'étudiant en droit, il y a plus de 17 ans...

Un défi intéressant à relever qui me changera de la routine du bureau et me fera gagner un peu d'argent de poche, le taux horaire étant remarquablement intéressant ;-).

17 h 38 - Télé-réalité : la cuisine, un univers impitoyable...


Pourtant, le dîner était presque parfait...

Dalila me contraint à rentrer tôt après une journée de bureau, sans doute par jalousie (ou alors par prudence, pour me ménager puisque je ne veux pas m'arrêter de travailler) : entre 18 h et 19 h, je suis donc très souvent devant la télé, harrassé et courbaturé mais vivant, à  butiner d'une chaîne à l'autre. J'ai découvert ainsi une émission assez réjouissante, sur M6, « un dîner presque parfait ». Le principe est simple : dans une ville, cinq inconnus s'engagent chacun à organiser un dîner pour les quatre autres et la semaine voit défiler à l'écran les cin prestations culinaires. Et hop, je pique le résumé du concept au site de M6 :

« Une compétition d'un nouveau genre, mêlant art de recevoir, décoration et talent culinaire, où chaque candidat doit faire preuve de générosité et de créativité pour étonner ses invités ! Ils sont cinq, ils habitent la même région, ils ne se connaissent pas et pourtant, ils vont s'inviter à dîner à tour de rôle pendant toute une semaine pour remporter le titre du meilleur hôte. Chaque soir, un candidat différent reçoit ses adversaires. Au terme de ces 5 jours de compétition, seul l'un d'entre eux sera sacré champion et remportera un chèque de 1 000 euros. Pour prétendre au titre de meilleur hôte d' "Un dîner presque parfait", il faut organiser le meilleur dîner de la semaine. En un mot, faire en sorte que les invités soient conquis et qu'à la fin du dîner, ils vous accordent les meilleures notes possibles. Chaque soir, les candidats noteront l'hôte du jour sur 3 critères : la qualité de sa cuisine, l'ambiance générale du dîner et enfin, le soin que leur hôte aura apporté à la décoration de la table.

Cuisiner le meilleur dîner Chaque soir de la semaine, l'un des participants invite les autres à dîner chez lui. Cuisine du terroir, recettes de famille, menu exotique ou végétarien, ils vont tous tenter de démontrer leurs talents culinaires pour le meilleur…. et pour le pire.

Savoir recevoir et créer une bonne ambiance Comment être sûr que les invités passent un bon moment et que la sauce prend entre ces inconnus ? C'est pourtant sur ce critère que les notes seront attribuées. Les candidats devront tout faire pour que leurs invités ne s'ennuient pas...

La décoration Fleurs, bougies, nappes brodées, serviettes en dentelle ou encore argenterie de grand mère : tout est bon pour épater les invités et gagner des points supplémentaires ».


Je ne suis pas un adepte de la télé-réalité mais je trouve ici l'idée assez bonne : je me retrouve très souvent dans l'absence de maîtrise du temps de préparation des repas par les candidats, dans l'oubli d'un ingrédient, dans la tuile de dernière minute, bref dans la vie d'un amateur de cuisine qui aime recevoir. Si la plupart des candidats sont sympathiques, je suis effaré (amusé) par l'impolitesse et la bêtise d'autres (je pense à un certain J.-R. de Marseille) : irrespectueux, méchants, ils en deviennent très vite pitoyables donc risibles. Car je crois que l'on touche le but non avoué de la télé-réalité : se moquer des travers des autres pour mieux se rassurer. Quel intérêt y aurait-il sinon à montrer des images lisses, insipides ?

L'émission présente deux atouts essentiels : la voix-off, faussement impartiale, distille des petites railleries réjouissantes et appuie là où cela fait mal (comme dans le dîner de Lucas, directeur de restaurant parisien, vendredi dernier, qui, ayant fait tomber des feuilles de brick dorées par terre, les pousse négligemment du pied sous le meuble de la cuisine...) et la bande-son, diffusion d'extraits de chansons choisis en accord avec les situations.

J'imagine que le montage des séquences fausse la réalité pour permettre d'atteindre le but de la production : intéresser et divertir la ménagère de moins de cinquante ans (cible privilégiée des télévisions) et j'avoue que je suis tombé dans le panneau. L'émission me plaît, je me prends à rire des autres sans avoir à trop réfléchir devant les images : je suis le parfait ménager de moins de cinquante ans !

dimanche 25 mai 2008

18 h 20 - Ils sont à côté de la plaque


A suivre...

jeudi 22 mai 2008

22 h 11 - « Sarkozy, le Nouvel Observateur et les " connards " » - Libération, 21 mai 2008 - Ah, ces chiens de journalistes...


Souvenez-vous de l'affaire du faux sms, qui aurait été envoyé par Nicolas Sarkozy une dizaine de jours avant son mariage à son ancienne femme, Cécilia, lui annonçant annuler ses projets de mariage avec Carla Bruni si elle revenait.
Souvenez-vous de l'obstination du journaliste Airy Routier à défendre son information mise en ligne sur le site internet du Nouvel Observateur.
Souvenez-vous de la plainte déposée par le président pour « faux, usage de faux et recel ». Souvenez-vous des déclarations du journaliste qui a affirmé ne pas avoir vu le SMS mais qui avait donné crédit à la rumeur parce que l'information provenait de « sources verbales (...), fiables et concordantes dans un contexte crédible ».
Souvenez-vous de l'abandon de la plainte consécutive à l'abandon du sms par le journal.

Le Nouvel Observateur remet cela dans son édition papier du 21 mai 2008 selon un blogue du site du journal Libération, Coulisses de Bruxelles, UE, rédigé par Jean Quatremer : la rubrique Téléphone Rouge de l'édition s'ouvrirait avec la nouvelle d'une nouvelle insulte présidentielle.

Le blogue cite les paroles prêtées à Nicolas Sarkozy : « Les nouveaux connards de Sarkozy. Nicolas Sarkozy a toujours autant de mal à se faire au style présidentiel. “Putain les mecs, il fait chaud, on se fout sur la terrasse !”, a-t-il lancé, lundi 5 mai, à quelques journalistes spécialistes des questions européennes qu’il avait invité pour une rencontre informelle à l’Elysée. L’entretien s’est déroulé dans la bonne humeur jusqu’à ce qu’un des reporters s’avise d’interroger Sarkozy sur sa pusillanimité à propos des droits de l’homme en Tunisie. Réponse du président : « Rien à foutre, de toute manière, ce ne sont que des connards qui posent des questions à la con… ”  ».

Or, le journaliste Jean Quatremer réfute formellement la prononciation de ces mots par le président : « Spectaculaire, mais totalement faux. Je le sais, comme mes confrères en poste à Bruxelles le savent, puisque j’étais présent ».

Je vous donne ci-dessous une copie-écran du  billet :


Pour lire correctement, copier l'image sur votre ordinateur...

Qui a dit que les médias étaient aux ordres de Nicolas Sarkozy ? Qui a dit  que les médias n'étaient pas de gauche ?

Deux petites choses : je ne trouve pas sur le site internet du Nouvel Observateur la reprise de l'affaire -  je vais donc essayer dès demain de photographier l'article chez le libraire (je ne vais quand même pas acheter l'hebdomadaire).
Cette semaine, juste avant une interview sur RTL, le journaliste Jean-Michel Apathie (qui n'a jamais pencher pour la gauche ou la droite) a confirmé que la plupart des journalistes étaient de gauche...

Que penser du Nouvel Obs' ?

En passant, je viens de lire plusieurs entretiens avec Bertrand Delanoë à l'occasion de la sortie de son livre : il me réconcilierait presque avec le PS, lui qui n'a jamais été gauchiste. Mais voter à gauche serait au dessus de mes forces... ;-)

Mise à jour de 23 heures 21 : selon Jean Quatremer , « Le Nouvel Observateur reconnait que "sur la base des recoupements que nous avons réalisé jusque-là, ilDsc05700 apparait effectivement que cette information n'est pas avérée" ». Le communiqué du journal poursuit : « Nous avons d'ores et déjà décidé d'informer nos lecteurs dans le prochain "Téléphone rouge" en faisant la rectification suivante: « Contrairement à ce que nous avons écrit, le président de la République n’a pas tenu les propos qui lui sont prêtés dans la rubrique Téléphone rouge du Nouvel Observateur N°2271 (du 15 au 21 mai). Si l’entretien informel qu’il a eu, le 5 mai dernier, avec les journalistes spécialistes des questions européennes s’est bien déroulé dans une ambiance relâchée, sa réponse à une question sur les droits de l’homme en Tunisie ne comportait aucun terme de cette nature. Le Nouvel Observateur présente ses excuses à ses lecteurs ainsi qu’à toutes les personnes présentes lors de cette rencontre à l’Elysée ».

Je repose ma question : que penser du Nouvel Observateur ? Ma religion est faite sur cet hebdomadaire. D'une manière générale, ce nouvel incident, qui met à mal l'adage latin bis repetita placet, met en lumière le traitement de l'information par les journalistes français qui semblent, de plus en plus, ne pas prendre le soin de vérifier leurs sources dès lors qu'ils pensent détenir un scoop... Lamentable, regrettable, pitoyable, la triste litanie des noms d'oiseaux peut être égrenée à l'envi...

19 h 05 - Dans l'air du temps, un « speed dating » avec Dalila... 3/6


Rapidité, efficacité...

Dalila était presque à l'heure, je n'ai attendu que trente minutes qu'elle consente à finir de se poudrer le nez avant de s'occuper de moi. La salle des lits, gainée de motifs de bambous verts, mon lit solitaire, disponible pour trois heures. Taux de remplissage supérieur à 100 % certains jours, un score digne d'un hôtel de passe. Dalila, belle prostituée ? Pourquoi pas, si elle tient ses promesses avec moi ? Je n'ai pas perdu tous mes cheveux, ils se sont seulement un peu clairsemés (assez discrètement) : je ne suis qu'un demi-Samson, je suis un Sam, sans beaucoup de force dans cet après-midi  très ensommeillé.





Le soleil a brillé toute la journée, la délivrance pointe son nez vers la mi-juillet (pourvu...).

lundi 12 mai 2008

14 h 41 - Dans l'air du temps, un « speed dating » avec Dalila... 2/6


Deuxième rendez-vous avec Dalila, mercredi 7 mai. L'ingénue avait décalé d'une semaine notre entrevue sous prétexte que je traversais une aplasie fébrile le 30 avril. Enfin, la rencontre a eu lieu. Pour être certaine que je ne louperai pas mes prochains rendez-vous, Dalila m'impose une petite piqure de soutien dès le lendemain de notre entrevue, pour me stimuler dit-elle (ouaip, elle me poursuit jusqu'à la moëlle pour éviter que je me fasse du mauvais sang). Et hop, plus de 1200 € dépensés pour assurer ma fidélité bi-hebdomadaire.

Petit bilan : je me fais de moins en moins de cheveux puisqu'ils s'enfuient à longueur de douche, je bénéficie d'une épilation à moindre frais et indolore qui me dispense de rasage depuis trois jours puisque ma barbe fait la grève de la repousse.  Ajoutons une fatigue certaine, une sensation d'avoir mal aux os (effets secondaires de la piqûre coûteuse), une perte partielle du goût et voilà mon état d'esprit présent.

Mais le soleil brille et les martinets virevoltent dans le ciel bleu. Que demander de plus ? Être plus vieux de trois mois, assurément ;-)

samedi 10 mai 2008

16 h 17 - Sardines à l'huile, fromage de chèvre et ciboulette


Apéritif : du latin aperto,ouvrir... ouvrir l'appétit. Ouvrir mais ne pas le couper. Que proposer en remplacement des cacahuètes, des pistaches, des chips ? Heu, de la tapenade, du caviar d'aubergine ? Et pourquoi pas des sardines à l'huile ?

J'avoue une certaine passion pour ces poissons baignant dans une huile dorée et attendant d'être réveillés par quelques giclées de vinaigre (de vin rouge ou mieux, de cidre) et d'être couchés sur une tartine de pain de campagne légèrement grillée et garnie de beurre demi-sel (aux cristaux de sel, croquants sous les dents). Souvent, c'est un repas de roi que je me réserve avec des sardines millésimées, régulièrement retournées dans le placard pour que la chair s'imprègne bien d'huile d'olive. Avec une salade verte bien assaisonnée, que demander de plus ? Quelqu'un pour partager le plaisir, sans doute. J'oubliais, j'aime aussi les maquereaux aux aromates et muscadet...

Bon, revenons à nos sardines et à  nos chèvres. j'ai eu l'idée, réminiscence de lectures passées sans doute, d'associer des sardines et du fromage de chèvre frais en ce début de printemps enfin ensoleillé.

Sardines à l'huile, fromage de chèvre et ciboulette

Préparation : 10 min - Pas de cuisson

Ingrédients : une boîte de sardines à l'huile d'olive vierge première pression à froid de bonne qualité, un fromage de chèvre frais, de l'huile d'olive, une demi-botte de ciboulette, du vinaigre de vin rouge, du vinaigre balsamique, sel et poivre

Egoutter les sardines avant de les placer dans un bol et de les écraser avec une fourchette. Ajouter la moitié ou les trois-quarts d'un fromage de chèvre frais et bien mêler en détendant avec un peu d'huile d'olive. Ciseler une demi-botte de ciboulette avant de la joindre à l'appareil.

Jeter à peine une cuillère de vinaigre de vin. Rectifier l'assaisonnement en sel et poivre. Finir avec quelques gouttes de vinaigre  balsamique.

Placer la préparation au moins trois heures au frais. La servir avec des tranches de baguette grillées.

Les variantes sont infinies : j'imagine sardines, formage de chèvre, tomates confites, piment d'Espelette - sardines, formage de chèvre, citron  et aneth. A vous de jouer !

jeudi 8 mai 2008

03 h 52 - Suppression de la modération a priori des commentaires au profit d'une modération a posteriori


Pour faciliter les commentaires, j'ai décidé de supprimer leur modération avant publication. Dorénavant, les commentaires apparaîtront tout de suite sur le blogue. Toutefois, je continue d'être averti de tout nouveau dépôt pour éventuellement appliquer une censure impitoyable...


mardi 6 mai 2008

13 h 25 - Déjà un an...


Dès 2005, j'ai eu la prescience que Nicolas Sarkozy pouvait gagner l'élection. Je me souviens de mon premier engagement en politique, au Parti Républicain, en 1986 : j'avais 19 ans, j'étudiais le droit et mes parents étaient de droite. Pouvais-je faire un autre choix ? Peut-être pas. J'ai rencontré  Léotard en 1987 lors de la création du mouvement des jeunes républicains à Eveux, dans le cadre extraordinaire du Couvent de la Tourette dessiné par Le Corbusier, près de Lyon. Je me souviens de l'arrivée en hélicoptère du ministre de la Culture de l'époque, tout était alors possible, surtout la victoire en 1988. Le PR était une composante de l'UDF et bien que les réunions du bureau politique départemental se transformaient régulièrement en festival anti-Barre, j'ai soutenu la campagne du futur maire de Lyon au pointe de rater ma licence (je me souviens de la terrible phrase de mon père lorsqu'il apprit mon échec : « nous te payons des études pour que tu les réussisses »). Je me souviens de la rencontre de ma meilleure amie. Je me souviens de la défaite de Chirac et de mon éloignement de la politique : je devais réussir mes prochains examens. La question réglée, mon entrée dans la vie professionnelle m'a longtemps tenu éloigné des partis. Toutefois, je gardais un oeil sur la droite mais refusais obstinément de m'encarter au RPR, faute d'être gaulliste. L'UDF m'ennuyait par son côté mollasson. Quant au PR, il s'éloignait de moi. 1995 : le meeting de Chirac à Lyon, j'étais debout sur ma chaise, dans un grand hall du Centre Eurexpo, mes parents, une ancienne collègue de travail et son mari, embarqués dans la joyeuse galère, tout le monde était debout et scandait le nom de Chirac, et criait le nom de Chirac et hurlait son désir de victoire ! Les urnes portèrent au pouvoir mon candidat. Je défilais avec ses partisans le soir même entre Bellecour et Terreaux. Très vite, je déchantais mais continuais à soutenir le président contre vents et marées. 2002 : le choc d'une nouvelle victoire sans aucune gloire. Le délitement de la chiraquie me consternait chaque jour davantage quand je commençais à m'intéresser à Sarkozy. J'ai parlé l'année dernière de mon intérêt pour cet homme et ses idées, son projet, sa force et sa volonté de réformer le pays.

2007 : victoire de mon champion, pressentie plusieurs mois avant et défendue ardemment devant tous mes amis défaitistes...

2008 : un an plus tard, quel est mon état d'esprit ? Assez confiant, un peu déçu, mais plein d'espoir. La vie personnelle de Sarkozy ne m'a pas convaincu, loin s'en faut mais qui suis-je donc pour le juger ? Il n'est qu'un homme.

Je salue en revanche l'engagement des réformes que j'avais accepté par avance en votant pour lui : je dois aussi reconnaître que tout n'est pas réussi, notamment à cause de la conjoncture économique mondiale déplorable. Je n'ai jamais cru qu'il lui suffirait de claquer des doigts pour doubler mon salaire ou diminuer de moitié les prix (le président thaumaturge toucheur d'écrouelles - le président te touche, Dieu te guérit ! -  très peu pour moi). je ne fais pas partie des déçu du sarkozysme. Je suis en revanche agacé par les déclarations discordantes des membres du gouvernement et de la majorité : avec eux, aucun besoin d'une opposition pour se ridiculiser, la droite le fait très bien toute seule. La droite la plus bête du monde est de retour dans son nouveau spectacle d'auto-destruction. L'ouverture à  gauche m'a surpris dans le bon sens mais je ne suis pas loin de penser que cette ouverture aurait pu se faire aussi à droite, chez les sarkozystes. En résumé, j'ai la désagréable sensation que des coups de pieds au cul se perdent en grande quantité à droite. Bordel de merde !

Je suis encore un partisan de Sarkozy mais beaucoup moins de son équipe. Il est peut être temps de changer certaines choses. Rapidement, je ne veux pas finir comme le dernier des Mohicans.

lundi 5 mai 2008

22 h 16 - Petits pots de crème au chocolat...


Ai-je déjà confessé ici ma gourmandise ? Oui mais bon...

J'ai découvert il y a quelques semaines que, selon un article du Figaro, j'étais un « foody » : un gourmet capable de traverser une ville pour goûter une spécialité particulière et qui transforme ses périples en conquêts gastronomique. Mes nombreuses lectures de revues culinaires enrichissent régulièrement ma carte des spécialités et si je peux en déguster « la meilleure » production, je suis un homme heureux. Je suis parfois snob du palais.

D'aucuns verront dans cette quête de l'orgasme gustatif, un palliatif à ma solitude : je ne rejette pas cette idée mais elle me semble un peu courte. Car j'aime partager le plaisir pris en mangeant et je suis triste lorsque je ne rencontre pas chez l'autre des émotions semblables. Bien que la Faculté m'ait recommandé de réduire le sucre, hélas, quel que sucré que soit mon bec, un dessert est toujours le bienvenu, à tout moment. Rien ne résiste à mes papilles affolées devant la vitrine d'un pâtissier (Pierre Hermé à Paris, Sève, Bernachon ou le Petit Castel-Perroudon à Lyon, etc.) sauf une certaine raison qui peut confiner presque à l'ascèse voire au sacrifice certains jours...

Présentement, je n'ai pas l'esprit de sacrifice et puisque des nausées de femme enceinte m'envahissent de temps en temps depuis le début des mes aventures avec Dalila, autant assumer mes envies de douceur sans m'arracher les cheveux outre mesure (geste inutile puisqu'ils commencent à tomber seuls, les lâches). Petits pots de crème au chocolat... Tout le titre de la recette respire le bonheur : des petits pots  (pour un garçon sage), de la crème (douce, blanche, rassurante, maternelle), du chocolat (un carré, deux carrés, trois carrés, une barre, la tablette, même pas honte, même pas mal au foie - un sacré allié de ma gourmandise celui- là au moins).  Que demander de plus ? Heu, un plus grand pot, parce que le côté dînette des petits pots ne m'émeut pas plus que cela lorsque j'imagine ma cuillère s'enfoncer dans la crème moëlleuse pour cueillir la première bouchée onctueuse : il faut de la matière sous le galbe de la cuillère, j'aime m'amuser un petit moment.

Voilà la recette des pots de crème au chocolat (le petit a sauté avec mes scrupules)...

Pots de crème au chocolat

Préparation : 30 min - Cuisson : 10 min - Pour 6 pots

Ingrédients : 80 cl de lait entier, 20 cl de crème fraîche entière, 200 g de chocolat VALRHONA à 67 %, 60 g de sucre, 40 g de fécule de maïs (4 cuillères à soupe rases), 3 jaunes d'œufs

Prélever 10 cl de lait pour diluer la fécule de maïs.

Dans une casserole anti-adhésive, porter à petite ébullition le lait et la crème fraîche. Fouetter les jaunes et le sucre pour que le mélange blanchisse. Lorsque le lait est chaud, le verser sur le chocolat coupé en morceaux dans un saladier. Bien mélanger pour le faire fondre. Ajouter la maïzéna diluée aux jaunes sucrés puis verser sur l'ensemble l'appareil chocolaté.

Remettre le tout dans la casserole et chauffer doucement en remuant sans cesse avec une cuillère en bois (faire des 8 pour éviter que le fond n'attache). Au bout de quelques minutes, le mélange épaissit, des bulles commencent à crever la surface. Retirer la casserole et continuer de remuer pendant quelques minutes pour refroidir la crème et éviter la formation d'une peau.

La crème refroidie, la verser dans les pots et placer au réfrigérateur pendant plusieurs heures (le matin pour le soir par exemple).

Cette crème est extraordinairement simple à préparer : c'est le principe de la crème pâtissière. On peut imaginer ajouter des raisins macérés dans le rhum, quelques dés d'écorces d'orange confites, la servir avec un quatre-quart... bref, faites-en ce que vous voulez, c'est votre bon plaisir ;-)

Bien sûr, vous adapterez la richesse en matière grasse de la crème et du lait en fonction de vos besoins et ajusterez le sucre itou.  C'est tout.  À vos cuillères !

Addendum du jeudi 8 mai 2008 : les proportions de la recette ont été trouvées sur le site de Pascal Weeks, dans ce billet...

samedi 19 avril 2008

09 h 57 - La blogosphère gagne un nouveau blogueur...


Philippe, Philou, Phil, bref, mon ami depuis plus de trente sept ans (relire ici nos retrouvailles virtuelles) si loin, perdu dans Toulouse et pourtant si proche, s'est enfin laissé persuadé d'ouvrir son blogue ! Le nom de domaine retenu, j'ai mis en place la structure de son webcarnet pour lui offrir l'espace de liberté dont il avait besoin.

Le coq du Causse est ouvert depuis peu. Je vous laisse le soin de découvrir son monde à travers ses premiers billets. Je veux seulement vous dire que pendant notre enfance, jusqu'au CM2, nous avons été les plus proches amis et que son départ pour Sète a été, pour nous deux, une vraie déchirure. Sans nouvelle pendant presque trente ans, nous avons rapidement retrouvé notre complicité d'antan, nos chamailleries, nos fous rires. Un seul bémol pourtant : il est un thuriféraire de Napoléon l'usurpateur... Nul n'est parfait ;-)

vendredi 18 avril 2008

19 h 10 - Parce qu'il a besoin de mon aide... Enfants du Mékong - 2




J'ai reçu samedi dernier le dossier de parrainage de Tu, garçonnet vietnamien habitant à Son Giang, province de Binh Phuoc, au nord d'Ho Chi Minh-Ville (l'ex-Saïgon), près de la frontière cambodgienne.


J'avais « choisi » (curieux mot dans ce contexte) sa fiche lors de la soirée du cinquantenaire évoqué ici, parce que sa famille a de faibles revenus journaliers (20 000 đng soit 1,05 € selon le site Vivre, travailler ou investir au Vietnam environ).

Tu a 10 ans, il est l'aîné d'une fratrie de trois frères, ses parents sont des serviteurs (???). La famille vit dans une maison de 20 m². Actuellement, il est 2e (CE1).

Selon la fiche sur le Vietnam jointe, le coût de base de la scolarité est de 400 000 VND par an soit 20,90 € auxquels il faut ajouter l'uniforme annuel obligatoire - 30 000 à 60 000 VND soit 1,57 à 3,14 €, les cours supplémentaires mensuels - 20 000 VND soit  1,05 €,  la demi-pension journalière  - 6 000 VND soit  0,31 € et le matériel annuel (tenue de sport pour 70 000 VND soit 3,66 €, le cahier 2 000 VND soit 0,10 €, les livres 15 000 à 100 000 VND soit 0,78 à 5,23 €). Un vélo coûte de 300 000 à 600 000 VND soit 15,68 à 31,35 €. Le total annuel de la scolarité pour un enfant au primaire est estimé à 1 milllion de VND soit 52,25 €.

Ses parents travaillent 50 jours par an pour envoyer Tu à l'école... Avec trois enfants, ils travailleront près de 6 mois pour les instruire. Comment vont-ils faire ? Je comprends que mon parrainage est essentiel.

Enfants du Mékong a commencé à intervenir en  1981 auprès des boat people dans les camps d'Asie du Sud-Est et agit au Vietnam depuis 1990. Sur place,  12 000 enfants sont parrainés par l'intermédiaire de responsables locaux, souvent des religieux. L'association n'est pas déclarée dans le pays, «dans le seul but d'éviter la corruption pour que les enfants touchent la totalité de leur parrainage. Le gouvernement connaît ses (nos) actions et, dans la mesure où elle (nous) ne lui fait (faisons) pas d'ombre, il la (nous) laisse agir. »

Dans la lettre de confirmation de mon dossier, il est demandé « instamment de ne pas faire allusion à la situation politique » dans les courriers que j'enverrais... Par chance, sur place un vieil homme de 72 ans, passionné par le français, traduira mes lettres et celles de mon filleul.

Selon la fiche de présentation du programme de Son Giang, « l'argent du parrainage est distribué chaque mois aux filleuls par le responsable local (...). Le parrainage sert à couvrir tous les frais liés à la scolarisation : frais d'inscription, uniformes, fournitures, cours supplémentaires obligatoires d'informatique ou d'anglais, frais d'entretien de l'école... une partie sert aussi à améliorer la quotidien de toute la famille. »

Je voudrais encore citer une phrase d'Enfants du Mékong : « Pour tous ces enfants qui pourront prendre le chemin de l'école et éviter de travailler dès leur plus jeune âge, nous vous disons un grand merci !. »

Pour  parrainer : le parrainage est expliqué ICI et le formulaire est LÀ...

Ensemble, donnons leur un avenir !

jeudi 17 avril 2008

23 h 46 - Dans l'air du temps, un « speed dating » avec Dalila... 1/6


Le célibat est amusant cinq minutes mais après vingt années, il commence à lasser un peu enfin beaucoup. Les circonstances de la vie m'ont accablé d'un funeste sort en me jetant dans les jambes un ami bien encombrant... Il est tombé sur moi, sans crier gare et même s'il s'attaque habituellement aux personnes jeunes, son intérêt pour ma prétendue jeunesse me pèse.

Constatant qu'il ne veut pas me lâcher les basques, la Faculté m'a proposé six rendez-vous pour tenter de lui faire abandonner sa prise. En fait, deux fois trois entrevues sont programmées. L'un des inconvénients possibles (toute médaille a son revers, comme le lys des SUF est blanc et noir - voir ici chez le gorgeous Rod comme on dit du côté de Bordeaux) est qu'au fil du temps, je  risque de fredonner « une nuit sur le Mot Chauve » et me faire appeler Brunner, Yul Brunner (oui, parce que Monsieur Propre ne collerait pas trop avec mon côté fée du logis raté) plutôt que « les élucubrations » d'Antoine (le type aux cheveux longs et aux idées courtes selon l'idole des jeunes,  le Johnny qui se déhanche sur le mashed poataoes). Ou alors  Samson, vous savez, le type aux sept nattes qui perd ses forces en même temps que tombent ses faveurs chevelues sournoisement sacrifiées par le sécateur fourbe  d'une Dalila castratrice. Vais-je me transformer en Samson, sans force (mais avec quelle musculature bien huilée si mes souvenirs de peplums des années cinquante sont bons) ?

Samson et Dalila - 1949 - Cecil B. De Mille
Samson et Dalila - 1949 - Cecil B. De Mille

En attendant, après le premier rendez-vous de ce matin, Dalila me laisse nauséeux, très nauséeux. Et fatigué. Je crains que mes prochains « speed dating » m'épuisent encore davantage. Voilà, j'ai décidé de baptiser ma chimiothérapie du nom de Dalila : je suis son Samson. Peut-être parviendrais-je à garder mes cheveux et à devenir Hercule (le premier qui me répète l'astuce coutumière du héros très rieur quand il succombe aux plaisirs ultramontains, je le scalpe - autant économiser l'achat d'une perruque) mais alors je devrais prendre garde à la jalousie de Déjanire... Dalila, Déjanire, les D sont jetés : ma vie tient dans trois seringues et une poche en plastique. Quelques décilitres pour me  sauver. Et Dieu. Priez pour moi.


jeudi 10 avril 2008

17 h 00 - Parce qu'il a besoin de mon aide... Enfants du Mékong - 1




En 2008, l'association Enfants du Mékong  fête ses cinquante ans : après un demi-siècle, l'association défend 570 programmes de parrainage d'enfants, 90 projets de développement durable, envoie 30 volontaires bénévoles sur place, parraine 22 000 enfants et soutient 60 000 enfants dans 6 pays : Vietnam, Thaïlande, Laos, Philippines, Cambodge et Birmanie.

L'Asie a toujours exercé une certaine fascination sur moi, peut être à cause de l'ancienneté de ses civilisations et de la diversité de ses cultures. Je me souviens de mon dernier séjour à Paris au cours duquel j'ai parcouru avec délice et admiration toutes les salles du musée Guimet consacré aux arts asiatiques :  j'ai été émerveillé par les statues, les porcelaines, les pierres taillées, par tous ces témoignage de la grandeur des peuples qui les ont créés. A défaut de visiter les terres d'origine de ces trésors, en 2007, après la naissance de ma nièce et filleule Emmie, j'ai commencé à réfléchir à la chance qu'elle aura de suivre des études pour construire sa vie et j'ai acquis l'idée qu'offrir mon aide financière à un enfant du Sud-est asiatique serait tout à la fois un hommage à ces mondes si riches d'histoire et une manière de me rendre utile.

Je ne sais plus comment j'ai découvert l'assocation Enfants du Mékong mais après avoir longuement lu tout le site, j'ai apprécié sa démarche et son dévouement. Elle n'est pas la seule association de parrainage d'enfants évidemment, elle dégage toutefois une telle force de conviction à travers ses projets, à travers ses volontaires sur le terrain, à travers ses réalisations qu'elle a emporté mon choix de parrainer un enfant par son intermédiaire.


J'avoue que la fiscalité avantageuse du don (déductible à hauteur de 66 % de sa valeur de mes impôts) n'est pas étrangère à ma décision non plus que le montant raisonnable (24 € mensuels) du don. 

Jeudi dernier, j'ai aussi compris que mon soutien était un message d'espoir adressé à un enfant surtout préoccupé à survivre dans la misère : la tournée du cinquantenaire de l'association faisait escale à Ecully, près de Lyon pour une soirée d'échanges entre parrains et membres des équipes. 



Au cours de la soirée, deux volontaires bambous présentèrent leur mission, la responsabilité d'un foyer d'étudiants et l'animation auprès d'enfants avant que Jocelyn, jeune philippine parrainée en France, témoigna de l'importance de l'aide qu'elle reçoit pour quitter sa condition d'extrême pauvreté et surtout poursuivre ses études. Son récit d'une vie de lutte était émouvant et sa reconnaissance à l'égard de son parrain et d'Enfants du Mékong sincère et admirable. Yves Meaudre, directeur général, rappela ensuite l'histoire et le fonctionnement de l'association et insista sur l'espoir qui permet à tous ces enfants de vivre et sur l'amour dont ils peuvent ainsi remplir leur existence. Un film fut projeté pour présenter les conditions très dures de vie dans les six pays où  l'association agit : j'ai vu des images poignantes, douloureuses (cette petite fille philippine qui, revenant de l'école en uniforme, sur le pas de le porte de son habitation, troquait ses socquettes et ses chaussures pour des tongs avant de s'engouffrer dans un taudis installé sous une maison : le sol en terre battue était détrempé par la pluie, un puits commun à plusieurs familles le seul moyen pour tenter de faire un semblant de toilette sans aucune intimité - ou cette fillette birmane obligée de vendre de la drogue pour rapporter un peu d'argent à sa mère, et peut être éviter la prostitution, etc.) mais pleines d'espoir. Tous les enfants jouaient, riaient, comme n'importe quel enfant de chez nous... Leurs yeux brillaient du désir de vivre mieux. Je reconnais que j'ai été secoué par ce film.



A la fin de la projection, j'ai pris la décision de parrainer un second enfant, un jeune vietnamien d'une dizaine d'années. J'attends son dossier pour le premier versement. Je pense sans doute, dès que cela sera possible, parrainer un troisième enfant, au Cambodge.

Pour le moment, j'ai écrit à mon filleul philippin, Edmundo, un premier courrier, répondant avec beaucoup de retard à sa lettre du mois de juillet 2007. J'ai prévu de lui envoyer des nouvelles chaque mois (notamment parce que j'ai pu voir combien les lettres des parrains étaient importantes pour les enfants).

Je vous encourage, si vous en avez les moyens (6 € par mois après défiscalisation), à parrainer un enfant : le parrainage est expliqué, et vous pouvez vous engager avec ce formulaire...

Ensemble, donnons leur un avenir !

Toutes les photos sont issues du site Enfants du Mékong


vendredi 4 avril 2008

16 h 46 - Lettre ouverte à mes lecteurs...


Chères lectrices, chers lecteurs,

Vendredi 4 avril 2003 - Vendredi 4 avril 2008 : cinq années de blogue depuis le billet Alpha. J'ai mis en ligne 540 billets en cinq années, soit un peu plus d'une centaine par an en moyenne (j'en ai en fait écrit plus de 560 mais j'ai suspendu la publication d'une vingtaine de billets à la suite de certains événements).

Je ne suis pas aussi assidu que je l'imaginais en avril 2003, des sorts contraires m'ont distrait de l'écriture bien des fois. J'ai beaucoup promis, parfois oublié, ne m'en tenez pas rigueur.

Je ne ferais pas un bilan de ma vie, il fait trop beau pour être triste.

J'embrasse du fond du coeur  mon vieil ami méridional, lecteur fidèle : parce que c'est lui, parce que c'est moi (ne perds pas courage !).

Ce blogue m'a permis de connaître un garçon formidable, venu des froides terres de la Nouvelle France en compagnie d'une lyonnaise souriante : vivement notre prochain dîner !

Ce carnet a été aussi à l'origine d'une belle histoire, que je n'ai peut être pas su correctement gérer mais qui tiendra toujours une certaine place pour moi.

Il m'a permis de faire la connaissance mon presque frère, si différent et si proche, né le même jour que moi, deux ans, pardon, trois ans avant : je l'embrasse.

Je pense à celles et ceux que j'ai connus grâce à mes billets et qui sont virtuellement devenus des amis. En écrivant ces mots, je veux distinguer cinq ou six personnes qui, aujourd'hui, comptent particulièrement pour moi et que j'ai l'espoir de rencontrer enfin un jour pour les serrer dans mes bras...

Je ne sais combien de temps se poursuivra l'écriture : le blogue existe et c'est déjà très bien. Je continue.

Merci de me lire !

Avec toute mon amitié,

Fabrice


vendredi 28 mars 2008

15 h 09 - Au revoir Abel...


Ce n'est qu'un au revoir...


dimanche 23 mars 2008

00 h 00 - Joyeuses Pâques


Joyeuse et très Sainte Fête de Pâques dans la Gloire du Christ Ressuscité !




vendredi 21 mars 2008

22 h 42 - Voici la chaîne des "six tocs ou manies" - II et fin


Bon, je sais, vendredi soir ce n'est pas mardi mais d'abord je fais ce que je veux sur mon blogue !

.lorsque je reçois à déjeuner ou dîner, je change systématiquement les couverts et les assiettes à chaque service : je ne reçois que 6 personnes au maximum, ne possédant qu'une ménagère de douze couverts et douze assiettes plates et six creuses... Mes invités protestent souvent, craignant sans doute d'être obligé de participer à la plonge puisque je n'ai pas encore de lave-vaisselle.

.je ne passe jamais, jamais, jamais sous une échelle (ou même toute nacelle dont le bras fait un angle inférieur à 90 °) pour ne pas briser le triangle magique formée par l'échelle le mur et le sol (c'est la seule superstition que j'observe).

.je prends toujours soin de ne jamais ouvrir complètement un livre afin de ne pas abîmer la tranche (notamment pour les livres brochés), je ne corne pas les pages et je n'écrit  jamais dans un livre : j'aime garder un livre en bon état.

.lorsque certains prénoms ou certains mots sont prononcés, je ne peux m'empêcher de faire des jeux de mots (soivent in petto, heureusement) : Monique, Thérèse,  Hercule, adéquat, etc.  Je vous laisser deviner lesquels...

.je ne peux pas boire d'eau provenant du robinet d'une salle de bains, je jette ou ne bois pas le contenu d'un verre dans lequel je remarque une miette de pain ou tout autre intrus...

.je suis souvent submergé par mon penchant coupable pour la procrastination, remettant au surlendemain ce que je pouvais faire l'avant-veille (ce billet en est une belle illustration).

Voilà, six manies avouables... Quant aux non avouables, peut-être les plus révélatrices de ma vraie personnalité,  je les tais encore ;-)

jeudi 20 mars 2008

21 h 59 - J'ai un nouveau copain...


Il s'appelle Hodgkin et il n'est pas venu seul, il a apporté de jolis ganglions bien gros. Bon, pendant ces trois mois, on a bien ri tous les deux, il est temps qu'il s'en aille. Mais je crains toutefois qu'il me faille un peu d'aide pour le chasser, cet indésirable qui s'incruste. Je vais me tourner du côté des médecins, ils en connaissent un rayon (et même plusieurs), non ?


Au fait, c'est aujourd'hui le printemps. Un printemps de plus, youpi !




mercredi 19 mars 2008

23 h 59 - L'objet-mystère - La solution a été trouvée par Océane !!! C'est la douille d'une grenade lacrymogène tirée par les forces de l'ordre le soir du 6 mai 2007 place Bellecour




Dans mon dernier billet, j'ai présenté un objet mystérieux posé sur l'étagère d'une bibliothèque depuis quelques mois. Le voilà sous plusieurs angles...











Quel est cet objet ?

Ce n'est pas : un brûleur pour le papier d'Arménie (dixit Pouet), le saint graal ou un porte-crayons (dixit Lyon-Urbain alias Rooxy), un morceau tout bête de tuyau, avec du côté posé sur l'étagère, une sorte de grille (re-dixit Pouet), un taille-crayon (dixit Océane), des coupelles de crèmes brûlées posées les unes sur les autres (dixit Patricia), un souvenir ému du dernier passage d'un plombier (dixit Rod) !

Le concours se poursuit : la réponse est dans mon blogue !

Un(e) gagnant(e) non lyonnais(e) recevra un joli cadeau lyonnais. Un(e) concitoyen(ne) gagnant(e) sera invité(e) au restaurant !

Mise à jour du 19 mars 2008 : ce n'est pas un lumignon, un porte-cierge ou un porte-bougie (dixit Océane)

Indice : cela a un certain rapport avec le feu...

La grande gagnante est Océane : il s'agit bien d'une douille d'une grenade lacrymogène tirée par les forces de l'ordre le soir du 6 mai 2007 (voir le billet ICI) place Bellecour à Lyon.

Océane, tu gagnes le cadeau annoncé... Il ne te reste plus qu'à me communiquer ton adresse outre-atlantique.


dimanche 16 mars 2008

21 h 04 - Une bonne nouvelle pour ce soir d'élections bien gris...


Il est malheureusement notoire que les triangulaires organisées par le Modem, placé en troisième position au premier tour et maintenu au second, conformément à la loi, sont la cause de la défaite de la majorité dans beaucoup de villes : où est passé le socle de droite qui constituait la colonne vertébrale de l'UDF ? Le reflux de la droite n'est cependant pas aussi cruel que l'opposition et le Modem l'espéraient, Dieu merci.

Une bonne nouvelle éclaire quand même ma soirée, avant mon retour à l'hôpital demain : la défaite de F. Bayrou à Pau... Délicieux résultat que je savoure tranquillement : le grand stratège a été défait, son espoir a succombé sous les coups portés par l'arme suprême de la triangulaire. L'arroseur arrosé me fait rire.

En attendant, je crains que le deuxième arrondissement de Lyon soit le seul resté à droite. Tant pis, l'honneur est sauf !

Allez, je nettoie la colonne de droite de la bannière de soutien au pitoyable candidat UMP défait, Perben, le mauvais parachuté...



- page 1 de 19