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dimanche 14 mars 2010 à 17 h 33 - Qui suis-je ? - Lien permanent
jeudi 18 février 2010 à 18 h 00 - Qui suis-je ? - Lien permanent

mardi 9 février 2010 à 22 h 07 - Carnet de recettes - Lien permanent
Vous avez sans doute constaté que noël est passé. J’en veux pour preuve mon sapin de Noël démonté samedi dernier, après dix semaines de vie commune. Mais si les fêtes s’éloignent à grande vitesse, le froid est toujours là : il s’insinue insidieusement sous mes vêtements, il jette des vents coulis à travers la feuillure de fenêtre pour me glacer le sang sur le canapé, il me glace le sang et je n’ai de cesse de chercher quelque chose pour me réchauffer. Et voilà le glögg, venu de la froide Suède, un vin chaud épicé traditionnellement servi à Noël. J’ai découvert tout le réconfort que peut procurer un verre de glögg en 2007, par mon amie Catherine, grande connaisseuse de la Suède, un jour de Sainte Lucie, en un lieu que j’ai tant aimé. Et lorsque des amis m’ont demandé la recette d’un vin chaud, je leur ai aussitôt proposé celle-ci… A essayer après un planter de bâton ou à la place, parce que vous n’allez quand même pas me dire que vous fréquentez les pistes enneigées pour skier, je ne vous croirai pas.
Glögg - Vin chaud aux épices suédois
Pour une bouteille de vin rouge
Préparation - Cuisson : 30 min
Ingrédients : une bouteille de vin rouge corsé, 12 cl d’aquavit ou de vodka, 7 bâtons de cannelle, 20 clous de girofle, 1 morceau de gingembre, 1 cuillère à café de cardamome écrasée, l’écorce d’une orange amère, 20 cl de sucre en poudre, 1 cuillère à café de sucre vanillé, des raisins secs, des amandes éffilées.
La veille : mettre dans un bocal l’alcool, les épices, le gingembre coupé en lamelles et l’écorce d’orange amère mais pas les sucres. Laisser macérer toute une nuit au moins.
Le lendemain : faire chauffer le vin dans une casserole en ajoutant l’aquavit dont la couleur est maintenant ambrée et les épices. Quand le vin est chaud, filtrer et laisser au chaud à feu très doux. Servir en mettant au fond du verre quelques raisins et amandes.
Attention aux vapeurs d’alcool lorsque le vin chauffe : elles vous saouleront plus rapidement qu’un discours de Besancenot…
Bien évidemment, libre à vous d’ajuster la quantité d’aquavit en gardant à l’esprit que le glögg est traître, la chaleur masquant la quantité d’alcool… Ne reprenez pas la route trop tôt, je ne voudrais pas perdre des lecteurs 
A déguster entre amis…
jeudi 14 janvier 2010 à 22 h 06 - Carnet de recettes - Lien permanent

Lorsque j’étais enfant, ma mère confectionnait souvent des tartes aux pommes le mercredi ou le dimanche. Elle se souvient encore des longs moments que je passais devant la porte du four, guettant l’ultime moment où la bête chaude rendrait sa liberté au gâteau maternel et où je pourrais plonger ma cuillère pour le dévorer enfin à pleines dents… Elle aime aussi à raconter sa première tarte de jeune mariée qui ne fuit mangeable qu’une fois longuement rassise. J’avoue, que depuis 1964, elle a su cultiver son talent de tarteauxpommiste (bon, ben, de confectionneuse de tartes aux pommes).
Dans les tartes, je n’aime pas la croûte et c’est toujours par elle que je commence : je finis par la pointe, là où la garniture est la plus goûteuse. Dans la tarte aux pommes, je pense que je préfère les pommes au reste. Le côté compoté rend le fruit doux et fondant et je suis fait pour la douceur… Et c’est pour cela que j’aime les tartes aux pommes avec compote et que je m’oppose, sur ce point, à ma mère.
Par curiosité, j’ai lancé sur google une recherche avec les mots « tarte aux pommes » : 776 000 résultats et 181 000 images…
J’ai l’impression que ce dessert est l’un des plus populaires qui soit ! Pourtant, je connais des personnes qui s’obstinent à acheter leur tarte dans les supermarchés : honte à eux ! Conscient de mon rôle de propagateur du bien manger, c’est investi d’une mission gastronomiquement divine que je vous livre, céant, le secret de ma tarte aux pommes… Simple et parfumée, elle tend à la perfection, en toute modestie, j’ose le reconnaître humblement.
Ma tarte aux pommes
Pour deux moules à tarte de 24 cm de diamètre
Préparation : 30 min - Cuisson : 45 min
Ingrédients pour deux pâtons de pâte brisée : 500 g de farine, 380 g de beurre ramolli, 20 g de sucre glace, 20 cl d’eau environ, 2 pincées de sel
Méthode avec un robot (loué soit mon Kitchenaid artisan) : tamiser la farine et le sucre glace dans le bol, ajouter le beurre ramolli coupé en morceaux. Utiliser le crochet à pâte et lancer à petite vitesse. Ajouter peu à peu l’eau. Augmenter la vitesse à 2. Lorsque la pâte forme une boule, arrêter. Diviser la pâte en deux pâtons de même poids et laisser reposer couvert au réfrigérateur au moins une heure.
Méthode manuelle : tamiser la farine et le sucre glace dans un grand saladier, ajouter le beurre ramolli coupé en morceaux et l’eau petit à petit. Pétrir jusqu’à ce que la pâte ne colle plus aux doigts, former une boule. Diviser la pâte en deux pâtons de même poids et laisser reposer couvert au réfrigérateur au moins une heure.
Nota : le repos permet à l’amidon de la farine d’éclater et au beurre de communiquer ses parfums à la pâte. Un repos d’une nuit est encore mieux. Cette pâte se congèle sans problème soit en boule soit étalée dans le plat à tarte (après la congélation, démouler la pâte et la placer dans un sac congélation avant de la la ranger : elle sera directement utilisable la prochaine fois et n’aura plus qu’à être gardnie avant cuisson sans décongélation préalable).
Cette pâte brisée a de multiples usages : sans sucre, elle sert de base aux tartes salées, par exemple.
La quantité d’eau est une estimation : en fonction du taux d’humidité de la farine et du beurre, vous aurez besoin de plus ou moins 20 cl. De même, à l’usage, vous constaterez qu’en générale, la livre de farine est insuffisante et qu’il faut en rajouter une ou deux cuillères à soupe pour obtenir une pâte non collante.
Ingrédients pour une tarte : 1 kg de pommes à compote à chair fondante, 1 kg de pommes à chair ferme, du sucre en poudre, de l’extrait de vanille ou de la cannelle en poudre
Éplucher les pommes pour la compote, les couper en morceaux, les placer dans une casserole et faire cuire à feu pas trop fort pour obtenir une belle compote. L’utilisation du four à micro ondes est possible : placer les morceaux de pommes dans un récipient adapté, couvrir et faire cuire à pleine puissance 15 minutes environ.
Quand les pommes sont cuites, utiliser une fourchette pour les réduire en compote. Laisser refroidir puis ajouter la vanille ou la cannelle à discrétion, selon votre goût.
Préchauffer le four thermostat 6/7 -180/210°C.
Pendant ce temps, étaler la pâte et garnir le moule beurré (même si c’est un moule anti-adhésif). Le placer au congélateur 30 min (pour éviter que la parte ne se rétracte à la cuisson). Étaler la compote sur le fond de tarte.
Éplucher les autres pommes, évider le centre, les couper en deux. Trancher les moitiés en lamelles de 2 mm dans le sens de la largeur. Les disposer en un cercle concentrique dans le moule.. Au centre, placer une demi-pomme coupée en lamelles mais sans trop les détacher.
Saupoudrer de sucre semoule et enfourner pendant 30 min environ.
Servir tiède ou froid.
Bien évidemment, la compote de pommes n’est pas obligatoire mais le résultat est vraiment délicieux… A vous de voir !

dimanche 10 janvier 2010 à 18 h 19 - Carnet de recettes - Lien permanent
Prenez des joues de porc, du cidre et des pommes et hop, vous voilà en Normandie… Bon, certains objecteront qu’il suffit de prendre le train à la gare de la Part-Dieu jusqu’à Nogent-le-Rotrou pour se retrouver au cœur du Perche. Mais quand vous êtes à Lyon, place Bellecour, comment faire pour rêver à la terre de ses aïeux ? Et bien, Prenez des joues de porc, du cidre et des pommes et hop, vous voilà en Normandie. Remarquez, cela marche aussi si vous rêvez de la Bretagne.
Je ne reprendrai pas mon petit laïus sur l’intérêt de la joue de porc, vous pouvez le retrouver ICI. Considérez simplement un dimanche enneigé, un marché aux étals clairsemés et un congélateur recelant quelques trésors comme des joues de porc achetées chez TROUILLET-FABREJON en novembre. Il était temps de les cuisiner d’une manière si simple qu’il serait presque indécent que vous ne pratiquiez pas, au plus vite, cette recette où la simplicité le dispute aux saveurs…
Joue de porc au cidre
Pour 4 personnes
Préparation : 20 min - Cuisson : 45 min ou 1 h 30
Ingrédients : 1 kg de joues de porc, 1 bouteille de cidre brut, trois échalotes, 1 pomme fruit acide, sel et poivre du moulin
Couper les joues de porc en morceaux et les faire dorer dans un peu de matière grasse (graisse de canard ou mélange beurre + huile).
Éplucher les échalotes et les couper en deux, éplucher la pomme, l’évider et la couper en quatre, ajouter le tout aux morceaux de joues de porc. Mouiller avec la bouteille de cidre, saler et poivrer. Cuire 45 minutes à l’autocuiseur à compter du sifflement ou 1 h 30 à feu modéré (petits bouillons).
La viande doit être très tendre. Réserver les morceaux. Mixer le jus, les échalotes et les quartiers de pomme pour obtenir une sauce émulsionnée et liée. Rectifier l’assaisonnement. Réchauffer la viande dans la sauce.
Servir aussitôt accompagné de riz pilaf et arrosé d’un bon cidre brut IGP !
Vous pouvez, juste après avoir fait dorer la viande, arroser les morceaux d’un verre de calvados et faire flamber.
Mixer la pomme et les échalotes donne du corps à la sauce et évite l’emploi de farine ou de crème fraîche. Voilà une méthode agréable que m’avait soufflé mon ami Marc à propos du bœuf bourguignon…
dimanche 3 janvier 2010 à 00 h 00 - Billets éparpillés - Lien permanent

L’adoration des mages, par BOTTICELLI, conservé à l’Église Santa Maria Novella de Florence

L’Adoration des Mages par Guido DA SIENA vers 1270-1280
lundi 28 décembre 2009 à 23 h 06 - Carnet de recettes - Lien permanent
Si beaucoup de monde autour affiche un désintérêt voir une aversion pour Noël, il n’en est rien pour moi, bien au contraire et j’avoue que si j’avais eu des enfants, j’aurais fait de cette sainte fête un grand moment éclatant. Mais le destin en a décidé autrement donc je ne boude jamais mon plaisir en décembre, notamment au cours du déjeuner familial de Noël qui se tient à la maison depuis plusieurs années, le réveillon réunissant toute la famille chez mes parents.
Un divin sort m’a permis, cette année, de prolonger ces agapes joyeuses et traditionnelles avec un déjeuner dominical, hier, au cours duquel j’ai traité avec un grand plaisir cinq convives amicaux. Prompt à satisfaire des appétits rompus aux festivités, je me suis creusé la tête pendant plusieurs jours pour connaître les menus que j’allais proposer. Finalement, les deux déjeuners ont comporté des entrées identiques : des noix de Saint-Jacques, endives et fenouils braisés et une terrine de foie gras maison. Si celui de Noël a vu ces entrées être suivies par un rôti de veau farci et un gratin de cardons à la moelle, le déjeuner d’hier, dimanche, m’a permis de proposer un gigot d’agneau de sept heures (mon premier) avec une purée de pommes de terre aux morilles.
Connaissez-vous le cardon ? Ce n’est pas évident car curieusement, ce légume de la famille des asteracées est presque essentiellement cultivé dans la région lyonnaise ou dans le sud, sous le nom de carde le plus souvent. Pour en savoir plus sur sa culture régionale, je vous renvoie à l’article du quotidien Le Progrès paru le 24 décembre… Le goût fin du cardon se mérite seulement après un long, fastidieux et salissant épluchage des côtes blanchies pendant plusieurs semaines, je vous conseille de porter des gants si vous ne voulez pas avoir les mains tâches par la sève qui noircit rapidement à l’air. Il existe une alternative à cette épreuve : utiliser le cardon en conserve. Et pour cela, je vous recommande vivement les cardons de la maisons Malartre, une fameuse maison lyonnaise fondée en 1947 et spécialisée dans les escargots, les quenelles et les cardons. La qualité est au rendez-vous et pour ma part, je suis un fidèle clients. Des photos de cardons ICI.
Le décor étant planté, passons à la recette… Deux écoles se livrent à une guerre pichrocoline dans les assiettes : sauce blanche contre sauce béchamel. J’ai opté pour la première mais la seconde est tout aussi bonne.
Gratin de cardons à la moelle
Pour 4 personnes
Préparation : 20 min - Cuisson : 25 min
Ingrédients : une boîte de cardons au naturel de 540 g, 6 os à moelle, du bouillon de volaille en cube ou maison, 50 g de beurre, 40 g de farine, 150 g de gruyère rapé, sel et poivre du moulin
Faire chauffer le four thermostat 6 - 180 °. Placer les six os à moelle dans une casserole haute et recouvrir de bouillon de volaille puis laisser cuire 10 minutes environ à petits bouillons. Les réserver. Faire refroidir le bouillon de cuisson.
Égoutter les cardons et les disposer au fond d’un plat beurré, saupoudrez de fromage rapé.
Dans une casserole, faire fondre 40 g de beurre puis ajouter la farine pour faire un roux clair. Mouiller petit à petit avec le bouillon de cuisson des os refroidi et laissez épaissir quelques instants. Rectifier l’assaisonnement.
Répartir la moelle coupée en tronçons de 1 cm d’épaisseur sur les cardons. Arroser avec la sauce. Placer le plat au four pendant 25 min.
Si vous tenez à utiliser des cardons frais, voilà comment procéder : éplucher deux petits cardons pour enlever les extrémités creuses et les fils. Couper les côtes en tronçons de 3 cm, laver en passant sous l’eau et égoutter. Dans une marmite, mettre 1/2 l de de lait entier et 2,5 litres d’eau, saler et porter à ébullition. Faire cuire les cardons 15 à 20 min environ en les couvrant à moitié sur feu moyen. Attention à la puissance du feu, la présence de lait a tendance à faire déborder le liquide. Procéder comme indiqué dans la recette ci-dessus.
lundi 28 décembre 2009 à 21 h 24 - Billets éparpillés - Lien permanent



vendredi 25 décembre 2009 à 00 h 00 - Qui suis-je ? - Lien permanent

Domenico Ghirlandaio (1449 - 1494)
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